La cause de leur mort demeure inconnue.

Nous sommes en Russie, 25 janvier 1959 à Sverdlovsk.
C'est dans cette ville qu'un petit groupe de skieurs, étudiants pour la plupart, s'est réunis.
Ils étaient dix; huit hommes et deux femmes.
Leur but: Atteindre Otorten, montagne située 10km au nord du lieu de l'incident. La route à cette saison avait été classée "catégorie III" la plus difficile. Tous les membres étaient cependant expérimentés en longues randonnées en montagne et sur ski.
Ils arrivèrent le 27 en camion à Vizhai, dernier village avant les régions sauvages. C'est là que commança leur expédition vers Otorten, mais déjà dès le lendemain, un des membres ne se sentant pas bien, dût faire demi-tour.
C'est grâce aux journaux et caméras qui ont été retrouvés près de leur dernier camp établi qui l'ont rendu possible de retracer la route des randonneurs jusqu'à la veille de l'incident.
Quatre jours plus tard, le petit groupe réduit à 9, arriva dans une vallée et se prépara pour grimper, ils avaient également construit un abri pour stocker le surplus de nourriture et équipement qui allait leur servir pour la route du retour.
Au lendemain, le 1er février, le groupe commença à traverser le col.
Ils avaient sans doute prévu à l'origine de traverser et établir leur camp pour la nuit de l'autre coté, mais à cause des conditions météorologiques assez violentes, tempêtes de neige et visibilité réduite, ils ont dévié vers l'ouest, vers le sommet du Kholat Syakhl.
C'est là qu'ils ont réalisé qu'ils s'étaient trompé de chemin et décidèrent de camper là pour la nuit, afin de rebrousser chemin le lendemain.
Il avait été convenu que le groupe devait envoyer un télégraphe dès leur retour au Vizhai, le 12 février. Mais il arrivait souvent que les randonneurs eurent quelques jours de retard, donc personne ne s'est pas vraiment inquiété à la non-réception du télégraphe.
Il a fallu attendre le 20 pour commencer les recherches, à la requête de la famille et proches des skieurs. Ce fut d'abord d'autres étudiants et professeurs qui entreprirent les recherches, puis, plus tard dans la journée, l'armée et la police s'y mirent aussi avec avions et hélicoptères.
Le 26 février leur camp abandonné fut enfin retrouvé. Mais la tente était déchirée et dans un très mauvais état. Des traces de pas ont pu être suivis se dirigeant vers le coté opposé du col, mais au bout de 500m elles avaient été recouvertes par la neige.
Un peu plus loin, sous un grand pin, ont été découverts les restes d'un feu avec les deux premiers cadavres, simplement vêtus de leur sous-vêtements et pieds nus.
Derrière le pin ont été retrouvés trois autres, leur position pouvait indiquer qu'ils avaient essayé de revenir au camp, les corps étaient situés à 300, 480 et 630m du pin.
Pour les quatre derniers il a fallu attendre plus de deux mois avant de les retrouver, le 4 Mai, enfouis sous 4m de neige dans un ravin, plus loin dans la forêt derrière le pin et à l'opposé du camp.
Selon les examens médicaux, aucune blessure grave pouvant conduire à leur mort n'a été retrouvée, et il a été conclu qu'ils étaient morts d'hypothermie. Une seule personne avait une petite fissure dans le crâne, mais pas assez grave apparemment pour être fatale.
Après la découverte des derniers corps en mai, il a été révélé des fractures importantes et mortelles au torse et au crâne de trois d'entre eux. Des blessures que seulement une très grande force aurait pu commettre.
Les corps n'avaient aucune blessure externe cependant, comme s'ils avaient été happés par une très grande pression et une des femmes avait perdu sa langue.
Chose encore plus étrange, sur certains des corps ont été décelé une contamination radioactive très forte.. Alors qu'aucune source radioactive n'a été trouvée dans le secteur..
Que leur est-il réellement arrivé ? Ça, personne ne sait..